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Production d’eau chaude grâce à des capteurs solaires
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Les bonnes raisons de ne plus hésiter à s’équiper en chauffe-eau solaire :
Ce n’est un secret pour personne : alors que l’Allemagne et l’Espagne font figures de bons élèves en matière de production et d’encouragement à l’énergie solaire, que le Japon construit des villes entières utilisant cette énergie, les Français semblent à la traîne en matière d’habitat écologique.
Des études montrent en effet que les logements français consomment quatre à cinq fois plus de kwh au m² que ceux d’Allemagne ou de Suisse avec 150 à 200 kwh/mr par an ! Pourtant, l’idée d’installer un chauffe-eau solaire fait de plus en plus son chemin.
L’un des principaux freins à l’installation d’un chauffe-eau solaire pour le particulier est que l’on craint souvent de ne pouvoir bénéficier d’assez d’ensoleillement.
" D’accord pour m’équiper si j’habite dans le Midi, mais plus question si ma maison est au nord de la Loire " est la principale contre vérité qu’entendent les promoteurs du solaire.
Mais qu’on se le dise : la production d’eau chaude solaire est possible sous tous les climats européens !
Bien sûr, avant toute installation, les journées d’ensoleillement moyennes par an doivent être prises en compte : dans le Midi, on reçoit en effet de 35 à 50 % de rayonnement solaire de plus que dans le Nord de la France.
Simplement, il faudra dans le second cas une plus grande surface de capteurs que dans le premier pour obtenir de l’eau chaude. Ainsi, on estime que dans le Sud de la France un chauffe-eau solaire peut fournir 80% des besoins d’une famille, la fourniture passe entre 50 et 60% pour les régions au sud de la Loire et de 40 à 50% au nord. Et avec le nouveau crédit d’impôt mis en place depuis le 1 "janvier 2005 (jusqu’à 40% du coût des matériaux et de l’installation) et les différents autres soutiens, l’investissement que représente un chauffe eau solaire s’avère rentable partout en France !
Quel matériel ?
Le chauffe-eau solaire individuel se trouve être, de loin, la solution la plus appropriée. Cet équipement est en effet robuste et fiable, conçu et fabriqué pour tirer le meilleur parti du moindre rayon de soleil, partout sur le territoire national.
Techniquement, il se compose de capteurs solaires (placés le plus souvent en toiture), et d’un ballon de stockage (installé à l’intérieur de la maison ou au-dehors près des capteurs). Pour relier capteurs et ballons, une tuyauterie calorifugée assure la circulation d’un liquide caloporteur. Pour compléter le système, on lui associe selon les modèles, un échangeur intégré au ballon, une régulation, un circulateur et un dispositif de chauffage d’appoint.
Il existe aussi, des chauffe-eau solaires monoblocs où capteur et ballon sont groupés. Ce système est simple, voire rustique et relativement peu coûteux.
Attention toutefois : le ballon se refroidit rapidement. C’est pourquoi on l’utilise souvent pour "préchauffer" l’eau alimentant une installation classique ou qu’on l’installe dans les résidences secondaires d’été.
Quel coût ?
On touche là au second grand argument ralentissant l’installation d’un chauffe-eau solaire.
Il faut toutefois savoir que l’État, avec le lancement en 2004 du plan Climat, fait des efforts de plus en plus conséquents. Aussi, avant la prise en compte des différents soutiens publics que l’on peut espérer pour s’équiper d’un tel matériel, le coût estimé de la pose d’un chauffe-eau solaire individuel standard pour une famille de trois à quatre personnes (3 à 5 m2 de capteurs et un ballon de 200 à 300 litres) oscille entre 3.800 et 5.500 euros selon les modèles choisis.
L’installation reste donc, même après déduction des aides, chère par rapport à un chauffe-eau classique. Pourtant, compte tenu de la durée de vie importante du matériel, cet investissement utilisant l’énergie que nous procure le soleil est totalement rentable. Pourquoi dès lors continuer à faire la sourde oreille ?
Crédit d’impôt et soutien financier :
Même si le gouvernement à chercher à simplifier les procédures pour bénéficier du crédit d’impôt lié à l’installation de panneaux solaires, le particulier doit malheureusement se livrer à une véritable gymnastique comptable pour en tirer le meilleur profit.
Ainsi, dans le calcul du crédit d’impôt entrent non seulement les dépenses d’installations solaires mais aussi celles d’équipements de chauffage et en matériaux d’isolation, respectivement à hauteur de 15 à 40% pour les premières et de 25% pour l’isolation. Par ailleurs, le crédit d’impôt accordé par l’État est calculé après avoir déduit les différentes aides complémentaires que le particulier peut percevoir. Enfin, et c’est logique, il faut souvent attendre un an avant de pouvoir en bénéficier.
Concernant les autres soutiens financiers que l’on peut percevoir pour s’équiper en "solaire", ils sont à la discrétion des régions, conseils généraux, commune et de l’Agence Nationale pour l’Amélioration du logement. L’idéal avant toute étude ou tous travaux est de s’adresser à l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) ou de l’Espace Info Énergie les plus proches de votre domicile.
Vitrage éclairant, isolant, chauffant
Un nouveau vitrage vient de faire son apparition sur le marché et il est présenté comme l’incontournable des maisons " écologiques ". En bref : il est à la fois isolant grâce à ses 35 mm d’épaisseur qui protègent des froids les plus rigoureux et est aussi doter de capteurs permettant de produire une énergie alimentant un cumulus d’eau chaude voir même des radiateurs. Le fabricant affirme qu’une vitre d’un mètre carré permet de produire 500 kw par an et son autre avantage est qu’elle est transparente à 40% pour redistribuer un maximum de lumière naturelle. Seul hic : le coût puisque le mètre carré est disponible aux environs de 450 euros.
