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Vacances sur les routes de France et d’ailleurs en camping-car
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Finies les trois semaines de bronzette sur un bout de plage, l’époque est à la découverte de l’Hexagone et des pays voisins (Espagne, Italie, Portugal notamment) sur de courts séjours itinérants : la force du camping-car ! Pour autant, le succès de ces drôles d’engins n’est pas seulement dû à l’appel du vert.
Les constructeurs heureux de surfer sur ce nouveau tourisme, ont su adapter leur offre à la demande. Un vent frais souffle donc sur le design de leurs modèles.
Les intérieurs kitchissimes, très courants il y a encore cinq ans, ont pratiquement disparus. Aujourd’hui, les bois clairs et les tissus sobres règnent à bord.
Autre argument de poids, la tenue de route de ces maisons itinérantes. L’arrivée des nouveaux moteurs diesels M à injection directe made in PSA, Fiat , ou Mercedes transforment la plupart des camping-cars en honnêtes véhicules routiers, capables de tenir de bonnes moyennes sur autoroute et de ne pas créer d’immenses bouchons aux premiers lacets montagneux.
Enfin, les châssis allégés, les voies élargies et les amortisseurs à gaz améliorent grandement la tenue de cap de l’ensemble.
Autant d’éléments qui laissent aux nouveaux conducteurs, un sentiment de sécurité, de fiabilité et de maniabilité, sachant qu’un camping-car se conduit avec un simple permis B.
Pour autant, un tel équipage ne se manœuvre pas tout à fait comme une voiture et ne se choisit pas comme tel, surtout s’il s’agit d’une première acquisition.
A chaque type de voyages et de voyageurs correspond un engin. A chaque budget aussi. Pour vous aider, nous avons fait un tour d’horizon des différentes familles de camping-cars, de leur coût réel, de leurs atouts et de leurs inconvénients potentiels.
Le camping-car, un loisir qui demande qu’on s’investisse
Châssis de qualité, moteurs véloces et habitabilité maximale... ce confort roulant se paie cher.
En effet, il faut en être bien conscient, le camping-car n’est pas toujours bon marché.
Son prix moyen s’élève à 47000 €.
Si l’on considère que ces belles mécaniques ne sauraient raisonnablement rouler beaucoup plus de dix ans, le calcul est assez simple ; la jolie roulotte, seule, coûte environ 4500 € par an.
Les vacances à son bord ont donc un coût... certain.
Surtout si la fréquence de vos sorties ne dépasse pas quinze jours annuels. Il est évidemment préférable d’utiliser son camping-car le plus souvent possible.
En outre, un camping-car, plus lourd et moins aérodynamique qu’une voiture, consomme entre 20 et 30 % de carburant en plus.
Enfin, il se classe en catégorie 2 aux péages d’autoroute, soit, à la clé, un supplément du droit de passage de 25 %.
Il est donc essentiel de bien se connaître avant de chercher à faire partie de la grande confrérie des campings-caristes.
Ce loisir s’adresse aux vrais accros du bitume, prompts à partir à la moindre occasion, qu’il pleuve ou qu’il vente.
Et la seule façon de savoir si, oui ou non, vous êtes faits pour tailler la route ainsi consiste à effectuer un test grandeur nature. C’est l’un des intérêts majeurs de la location.
L’autre étant d’essayer des modèles toujours à la pointe. Avis et Hertz disposent tous deux d’un parc très complet. On y trouve des modèles à partir de 300 € le week-end.
Certes, cela peut paraître cher mais ça ne l’est pas si le but est d’éviter les erreurs avant de signer un gros chèque. Préférez dans ce cas les périodes creuses : vous aurez des remises de 40 à 60 %.
Stationnement pour camping-car : quels sont vos droits ?
Vous voilà au volant de votre nouvelle demeure de voyage, larguez les amarres mais attention à l’accostage car tout n’est pas permis.
En principe, les camping-cars peuvent se garer sur les mêmes emplacements que les voitures, toutefois certains lieux (fronts de mer, abords des monuments historiques, réserves naturelles, sites classés ou protégés) leur sont interdits.
De jour comme de nuit, il convient de rester discret, un point d’honneur chez les puristes.
Il est ainsi interdit de sortir ses chaises, son barbecue et son auvent sur le trottoir. Cela s’apparente à du camping sur la voie publique et peut donc être verbalisé. De même, il est évidemment interdit de vidanger ses toilettes chimiques et ses eaux usées dans le caniveau.
De nombreuses municipalités ont mis en places des aires de services à cet effet. La carte de France de ces points est disponible auprès du Syndicat des véhicules de loisirs.
En milieu urbain, faites en sorte de ne gêner personne (commerces, écoles, lieux de culte...). Ces interdictions, précautions et autres mises en garde ne doivent pourtant pas occulter une force essentielle du camping-car : l’autonomie qu’elle confère à ses occupants. Durant 3 à 10 jours (cela dépend du nombre d’hôtes, de leur appétit, de leur propreté et du temps qu’il fait), vous serez libres d’aller, de venir et de vous arrêter où bon vous semble (ou presque)
Acheter un camping-car neuf ou d’occasion ?
Conquis par ce loisir, il vous faut maintenant acquérir votre engin.
Les concessionnaires, présents aux abords des villes, proposent des modèles neufs ou d’occasion. Un véhicule neuf avoisinant en moyenne 47000 €, le marché de l’occasion est on ne peut plus actif.
Autre raison, l’aficionado adore changer de monture (environ tous les 5 ans) pour bénéficier des dernières innovations.
Contrairement aux automobiles, la valeur d’un camping-car ne s’effondre pas au bout de la première année et leur cote reste assez stable par la suite.
Aussi les véhicules d’occasion en excellent état sont-ils nombreux sur e marché. Soyez toutefois prudent lors de l’achat d’un modèle, surtout s’il est un peu âgé.
Au-delà des vérifications mécaniques semblables à celles d’une voiture, quelques points sont à contrôler en priorité.
Tous les camping-cars étant équipés d’un système de chauffage, de réfrigération et de cuisson au gaz, il faut impérativement scruter les tuyaux le long des parois pour détecter les fuîtes éventuelles. Moins dangereux, les joints de la cellule doivent aussi être auscultés : n’hésitez pas à grimper sur le toit de l’engin pour vérifier que ceux qui courent entre le toit et les montants sont sains.
Si leur étanchéité venait à faire défaut, l’intérieur du camping-car prendrait vite l’eau.
Vérifiez aussi les systèmes d’attache à l’arrière (rappelons que les passagers installés face à la route doivent être attachés lors des déplacements) : certains modèles ne disposent que de ceintures ventrales -généralement disposées dans la partie repas- et non de retenues avec des fixations à trois ancrages, indispensables pour y arrimer un siège bébé.
Enfin, l’essai sur route est indispensable pour tester le confort de conduite.
Bien choisir son type de camping-car
A l’instar de ce qui se passe pour les voitures, il existe un camping-car pour chaque type d’utilisation et pour chaque budget.
Avant de vous décider pour un modèle, il convient de vous poser les bonnes questions : quelle sera la fréquence de vos déplacements ? Seront-ils de courte durée ou de plusieurs semaines ? A combien partirez-vous le plus souvent ? Dans quels types de lieux ? Sur quels types de routes ? Etes-vous très attaché à votre confort ?
De ces réponses dépendra votre choix.
Car l’achat d’un camping-car ne doit pas se faire sur un coup de tête. Si certains constructeurs (français et allemands en majorité) se sont spécialisés dans telle ou telle famille de camping-car, ils proposent généralement tous les types de modèles. La différence se situe plutôt au niveau des gammes de prix. Ainsi, certains se sont positionnés sur l’entrée et le moyen de gamme alors que d’autres jouent la carte du haut de gamme.
Le fourgon aménagé : le moins cher
Sans conteste, le fourgon aménagé est plus simple, le plus performant et le moins cher.
Véhicule de série d’un grand constructeur, il doit être strictement intact en terme de carrosserie et de mécanique. Seul l’intérieur est réaménagé, mais souvent sommairement.
Avantages : la conduite reste celle d’un utilitaire ordinaire, sans excès de poids ni de taille, avec une bonne tenue de route et une consommation de carburant plus faible que les autres modèles. Un réel atout.
Inconvénients : l’espace de vie est pour le moins mesuré, pour ne pas dire restreint. Même si bon nombre de fourgons bénéficient d’un toit relevable (ou relevé), ce qui permet de se tenir debout, on y circule à pas menus. Enfin, il est souvent difficile d’y dormir à plus de deux…
Le profilé : un bon compromis pour 2 personnes
Pour ceux qui souhaitent profiter d’un maximum de confort, d’une bonne conduite et d’un budget minimum.
Du fourgon d’origine, il ne reste que la cabine, à l’arrière de laquelle une cellule aménagée a été scellée au châssis. Elle comprend généralement tout ce qui participe à un bon confort (lit permanent 2 places, cabinet de toilette, coin repas, cuisine complète, penderie) et permet de loger de 2 à 4 personnes. Ce modèle est actuellement le plus vendu.
Avantages : les surfaces à vivre sont très bien agencées, avec toujours plus d’innovations sur les nouveaux modèles (multiplication des rangements, congélateur sur certains modèles haut de gamme...). Le design, de plus en plus profilé, permet de gagner en aérodynamisme, offrant ainsi moins de résistance au vent, et donc une économie sensible de carburant. Enfin, ce type de camping-car a une bonne tenue de route.
Inconvénient : le châssis est souvent assez bas.
La capucine : l’investissement familial
Pour lutter contre la place perdue, les concepteurs de camping-cars ont imaginé ce modèle, transformant le toit de la cabine en un spacieux lit deux places, une protubérance baptisée capucine. L’intérieur s’apparente à celui du profilé en matière d’aménagement, de rangement et de confort. Les modèles neufs représentent 21,1 % du marché mais, en occasion, ils tiennent depuis longtemps le haut du pavé.
Avantages : sa vocation familiale est incontestablement son premier atout, en grande partie grâce à la capucine. En format XXL (avec doubles essieux), il peut accueillir 7 personnes qui trouvent une place à table et un lit pour dormir.
Inconvénients : ce front empâté freine l’aérodynamisme. Pour atteindre la même vitesse que ses compères profilés, la "capucine" consomme plus de carburant et pollue donc plus.
L’intégral : le haut de gamme
Gain de place + gain de consommation + gain de pollution = "l’intégral", Revers de la médaille, tout cela a un coût... élevé.
De l’utilitaire de base, il ne reste, sur ces superbes caravanes autotractées, que la base mécanique (châssis, moteur, direction) souvent excellente. La cellule englobe tout l’engin de l’avant jusqu’aux feux arrière. De vrais palaces roulants qui ont gagné une bonne part du marché.
Avantages : ces camping-cars sont très bien équipés, le 5 étoiles sur 4 roues. Ils bénéficient de meubles d’excellentes factures et cachent sous leur capot d’intéressantes mécaniques. Un tel équipage reste très aérodynamique pour sa taille, ce qui ne l’empêche pas d’offrir, lui aussi, un spacieux couchage pour deux au-dessus de la cabine. Invisible de jour, il se rabat la nuit.
Inconvénients : ce modèle a un prix élevé, voire très élevé. Ses dimensions larges sont à prendre en compte, aussi bien dans les déplacements que dans les arrêts.
