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Vacances sur les routes de France et d’ailleurs en camping-car


 

Symbole d'aventure et de liberté, le camping-car est un transport de loisir très en vogue. Modèles, coût, droits et devoirs, nous avons enquêté et testé pour vous aider dans vos choix. Parcourez notre dossier spécial pour tout savoir sur les camping-cars. A l'heure où le marché de l'automobile s'affaisse, celui du camping-car s'envole. Un engouement lié aux nouveaux modes de loisirs qui privilégient les échappées courtes et répétées, et bien évidemment le tourisme plus vert et plus culturel, particulièrement prisé par les plus de 50 ans (3/4 des camping-caristes).

 

Finies les trois semaines de bronzette sur un bout de pla­ge, l’époque est à la découverte de l’Hexagone et des pays voisins (Espagne, Italie, Portugal notamment) sur de courts séjours itinérants : la force du camping-car ! Pour autant, le succès de ces drôles d’engins n’est pas seule­ment dû à l’appel du vert.

 

Les constructeurs heureux de surfer sur ce nouveau tourisme, ont su adapter leur offre à la deman­de. Un vent frais souffle donc sur le design de leurs modèles.
Les intérieurs kitchissimes, très courants il y a encore cinq ans, ont pratiquement dispa­rus. Aujourd’hui, les bois clairs et les tissus sobres règnent à bord.

 

Autre argument de poids, la tenue de route de ces maisons itinéran­tes. L’arrivée des nouveaux moteurs diesels M à injection directe made in PSA, Fiat , ou Mercedes transforment la plupart des camping-cars en honnêtes véhi­cules routiers, capa­bles de tenir de bonnes moyennes sur autoroute et de ne pas créer d’immenses bouchons aux premiers lacets montagneux.
Enfin, les châssis allégés, les voies élargies et les amortisseurs à gaz améliorent grandement la tenue de cap de l’ensemble.
Autant d’éléments qui laissent aux nouveaux con­ducteurs, un sentiment de sécurité, de fiabilité et de maniabi­lité, sachant qu’un camping-car se conduit avec un simple per­mis B.

 

Pour autant, un tel équi­page ne se manœuvre pas tout à fait comme une voiture et ne se choisit pas comme tel, sur­tout s’il s’agit d’une première acquisition.
A chaque type de voyages et de voyageurs cor­respond un engin. A chaque budget aussi. Pour vous aider, nous avons fait un tour d’hori­zon des différentes familles de camping-cars, de leur coût réel, de leurs atouts et de leurs in­convénients potentiels.

 

 

 

Le camping-car, un loisir qui demande qu’on s’investisse

Châssis de qualité, moteurs véloces et habitabilité maximale... ce confort roulant se paie cher.
En effet, il faut en être bien conscient, le camping-car n’est pas toujours bon marché.
Son prix moyen s’élève à 47000 €.
Si l’on considère que ces belles mécaniques ne sauraient raisonnablement rouler beaucoup plus de dix ans, le calcul est assez simple ; la jolie roulotte, seule, coûte environ 4500 € par an.
Les vacances à son bord ont donc un coût... certain.
Surtout si la fréquence de vos sorties ne dépasse pas quinze jours annuels. Il est évidemment préférable d’utiliser son camping-car le plus souvent possible.
En outre, un camping-car, plus lourd et moins aérodynamique qu’une voiture, consomme entre 20 et 30 % de carburant en plus.

 

Enfin, il se classe en catégorie 2 aux péages d’autoroute, soit, à la clé, un supplément du droit de passage de 25 %.
Il est donc essentiel de bien se connaître avant de chercher à faire partie de la grande confrérie des campings-caristes.
Ce loisir s’adresse aux vrais accros du bitume, prompts à partir à la moindre occasion, qu’il pleuve ou qu’il vente.

 

Et la seule façon de savoir si, oui ou non, vous êtes faits pour tailler la route ainsi consiste à effectuer un test grandeur nature. C’est l’un des intérêts majeurs de la location.
L’autre étant d’es­sayer des modèles toujours à la pointe. Avis et Hertz disposent tous deux d’un parc très complet. On y trouve des modèles à partir de 300 € le week-end.
Certes, cela peut paraître cher mais ça ne l’est pas si le but est d’éviter les erreurs avant de signer un gros chèque. Préférez dans ce cas les périodes creuses : vous aurez des remises de 40 à 60 %.

 

 

 

Stationnement pour camping-car : quels sont vos droits ?

Vous voilà au volant de votre nouvelle demeure de voyage, larguez les amarres mais attention à l’accostage car tout n’est pas permis.
En principe, les camping-cars peuvent se garer sur les mêmes emplacements que les voitures, toutefois certains lieux (fronts de mer, abords des monuments his­toriques, réserves naturelles, sites classés ou protégés) leur sont interdits.
De jour comme de nuit, il convient de rester discret, un point d’honneur chez les puristes.

 

Il est ainsi interdit de sortir ses chaises, son barbecue et son auvent sur le trottoir. Cela s’apparente à du cam­ping sur la voie publique et peut donc être verbalisé. De même, il est évidemment interdit de vidanger ses toi­lettes chimiques et ses eaux usées dans le caniveau.
De nombreuses municipalités ont mis en places des aires de services à cet effet. La carte de France de ces points est disponible auprès du Syndicat des véhicules de loisirs.

 

En milieu urbain, faites en sorte de ne gêner personne (com­merces, écoles, lieux de culte...). Ces interdictions, précautions et autres mises en garde ne doivent pour­tant pas occulter une force essentielle du camping-car : l’autonomie qu’elle confère à ses occupants. Durant 3 à 10 jours (cela dépend du nombre d’hôtes, de leur appétit, de leur propreté et du temps qu’il fait), vous serez libres d’aller, de venir et de vous arrêter où bon vous semble (ou presque)

 

 

 

Acheter un camping-car neuf ou d’occasion ?

Conquis par ce loisir, il vous faut maintenant acquérir votre engin.
Les concessionnaires, présents aux abords des villes, proposent des modèles neufs ou d’occasion. Un véhicule neuf avoisinant en moyenne 47000 €, le marché de l’occasion est on ne peut plus actif.

 

 

Autre raison, l’aficionado adore changer de monture (envi­ron tous les 5 ans) pour bénéficier des dernières innovations.
Contraire­ment aux automobiles, la valeur d’un camping-car ne s’effondre pas au bout de la première année et leur cote reste assez stable par la suite.
Aussi les véhicules d’occasion en excellent état sont-ils nombreux sur e marché. Soyez toutefois prudent lors de l’achat d’un modèle, surtout s’il est un peu âgé.
Au-delà des vérifications méca­niques semblables à celles d’une voiture, quelques points sont à contrôler en priorité.

 

Tous les camping-cars étant équipés d’un système de chauffage, de réfrigération et de cuisson au gaz, il faut impérativement scru­ter les tuyaux le long des parois pour détecter les fuîtes éventuelles. Moins dangereux, les joints de la cellule doivent aussi être auscultés : n’hésitez pas à grimper sur le toit de l’en­gin pour vérifier que ceux qui courent entre le toit et les montants sont sains.
Si leur étanchéité venait à faire défaut, l’intérieur du camping-car prendrait vite l’eau.
Vérifiez aussi les sys­tèmes d’attache à l’arrière (rappelons que les pas­sagers installés face à la route doivent être attachés lors des déplacements) : certains modèles ne disposent que de ceintures ventrales -généralement disposées dans la partie repas- et non de retenues avec des fixations à trois ancrages, indispensables pour y arrimer un siège bébé.
Enfin, l’essai sur route est indispensable pour tester le confort de conduite.

 

 

 

Bien choisir son type de camping-car

A l’instar de ce qui se pas­se pour les voitures, il existe un camping-car pour chaque type d’utilisation et pour chaque budget.
Avant de vous décider pour un modè­le, il convient de vous poser les bonnes questions : quelle sera la fréquence de vos déplacements ? Seront-ils de courte durée ou de plusieurs semaines ? A combien partirez-vous le plus souvent ? Dans quels types de lieux ? Sur quels types de routes ? Etes-vous très attaché à votre confort ?

 

De ces réponses dépendra vo­tre choix.
Car l’achat d’un camping-car ne doit pas se fai­re sur un coup de tête. Si cer­tains constructeurs (français et allemands en majorité) se sont spécialisés dans telle ou telle fa­mille de camping-car, ils pro­posent généralement tous les types de modèles. La différen­ce se situe plutôt au niveau des gammes de prix. Ainsi, certains se sont position­nés sur l’entrée et le moyen de gamme alors que d’autres jouent la carte du haut de gamme.

 

 

 

Le fourgon aménagé : le moins cher

Sans conteste, le fourgon aménagé est plus simple, le plus performant et le moins cher.
Véhicule de série d’un grand constructeur, il doit être strictement intact en terme de carrosserie et de mécanique. Seul l’intérieur est réaménagé, mais souvent sommairement.

 

Avantages : la conduite res­te celle d’un utilitaire ordinaire, sans excès de poids ni de taille, avec une bonne tenue de route et une consommation de car­burant plus faible que les autres modèles. Un réel atout.

 

Inconvénients : l’espace de vie est pour le moins mesuré, pour ne pas dire restreint. Même si bon nombre de fourgons bé­néficient d’un toit relevable (ou relevé), ce qui permet de se tenir debout, on y circule à pas me­nus. Enfin, il est souvent difficile d’y dormir à plus de deux…

 

 

 

Le profilé : un bon compromis pour 2 personnes

Pour ceux qui souhaitent profi­ter d’un maximum de confort, d’une bonne conduite et d’un budget minimum.
Du fourgon d’origine, il ne reste que la ca­bine, à l’arrière de laquelle une cellule aménagée a été scellée au châssis. Elle comprend généralement tout ce qui participe à un bon confort (lit permanent 2 pla­ces, cabinet de toilette, coin re­pas, cuisine complète, penderie) et permet de loger de 2 à 4 per­sonnes. Ce modèle est actuelle­ment le plus vendu.

 

Avantages : les surfaces à vivre sont très bien agencées, avec toujours plus d’inno­vations sur les nouveaux modèles (multiplication des rangements, congé­lateur sur certains mo­dèles haut de gamme...). Le design, de plus en plus profi­lé, permet de gagner en aérody­namisme, offrant ainsi moins de résistance au vent, et donc une économie sensible de carburant. Enfin, ce type de camping-car a une bonne tenue de route.

 

Inconvénient : le châssis est souvent assez bas.

 

 

 

La capucine : l’investissement familial

Pour lutter contre la place per­due, les concepteurs de cam­ping-cars ont imaginé ce mo­dèle, transformant le toit de la cabine en un spacieux lit deux places, une protubérance bap­tisée capucine. L’intérieur s’ap­parente à celui du profilé en matière d’aménagement, de rangement et de confort. Les modèles neufs représentent 21,1 % du marché mais, en oc­casion, ils tiennent depuis long­temps le haut du pavé.

 

Avantages : sa vocation fa­miliale est incontestablement son premier atout, en grande partie grâce à la capucine. En format XXL (avec doubles essieux), il peut accueillir 7 per­sonnes qui trouvent une place à table et un lit pour dormir.

 

Inconvénients : ce front empâté freine l’aérodynamisme. Pour atteindre la même vi­tesse que ses compères profilés, la "capucine" consomme plus de carburant et pollue donc plus.

 

 

 

L’intégral : le haut de gamme

Gain de place + gain de con­sommation + gain de pollu­tion = "l’intégral", Revers de la médaille, tout cela a un coût... élevé.
De l’utilitaire de base, il ne reste, sur ces superbes cara­vanes autotractées, que la base mécanique (châssis, moteur, di­rection) souvent excellente. La cellule englobe tout l’engin de l’avant jusqu’aux feux arrière. De vrais palaces roulants qui ont gagné une bonne part du marché.

 

Avantages : ces camping-cars sont très bien équipés, le 5 étoiles sur 4 roues. Ils béné­ficient de meubles d’excellen­tes factures et cachent sous leur capot d’intéressantes mécani­ques. Un tel équipage reste très aérodynamique pour sa taille, ce qui ne l’empêche pas d’of­frir, lui aussi, un spacieux cou­chage pour deux au-dessus de la cabine. Invisible de jour, il se rabat la nuit.

 

Inconvénients : ce modèle a un prix élevé, voire très éle­vé. Ses dimensions larges sont à prendre en compte, aussi bien dans les déplacements que dans les arrêts.

 


 

 

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